Avis séjour Communauté des Durikas – Costa Rica

J’ai posté cet avis sur le site Tripadvisor. Ce n’est donc pas un récit de la semaine que j’ai passé là-bas…

Pas très loin de la petite ville de Buenos Aires (à 17 km environ), il faut tout de même compter une bonne heure de 4×4 pour arriver jusqu’à la communauté des Durikas. La route n’est pas pour rien dans le top 10 des plus mauvais chemin du pays. Mais le paysage est magnifique, et debout à l’arrière du pick-up on en prend plein les yeux.

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La communauté est composée d’une trentaine de permanents, et de touristes de passage. Il est possible de venir en tant que « visiteur », et comme « volontaire ». Nous venions quant à nous comme visiteurs, et les durs labeurs de la communauté nous étaient épargnés. J’exagère car certaines tâches sont agréables (donner le biberon aux bébés chèvres), mais se lever à 4h45 le matin pour nettoyer les déjections de la chèvrerie, très peu pour moi :-)
Petite déception à l’arrivée : tous les touristes cette semaine sont francophones, et même s’ils sont tous très sympathiques, il faudra repasser pour le dépaysement total. Dommage car au cours de l’année des visiteurs de tous pays viennent à la communauté.

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Nous sommes logés dans une petite cabane sur pilotis, et nous partageons la douche et les toilettes avec notre voisine, qui est là pour 3 mois comme volontaire.
La cabane est faite en intégralité de bois, et reste très rustique. Mais tout est très propre et bien tenu. le mur étant constitué d’une cloison en bois, nous entendons absolument tous les bruits de la chambre d’à côté… Il vaut mieux le savoir à l’avance ;-)
L’eau de la douche est froide, ou je devrais dire plutôt fraîche, bien qu’elle devrait être chauffée par des panneaux solaires. Pas très gênant même si après une semaine une bonne douche bien chaude nous manque un peu.
La lumière provient de panneaux solaires, et sinon des bougies sont fournies. Par contre pas de prise électrique, il faut recharger les appareils électroniques au restaurant.
La vue depuis le balcon est absolument magnifique. Les montagnes environnantes, le coucher de soleil quand la nuit arrive, … Et les étoiles, je les ai rarement vues aussi bien : l’absence de pollution lumineuse et l’altitude aident grandement à voir un ciel nocturne comme jamais.

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Au restaurant se réunissent chaque jour les visiteurs pour les trois repas.
Les horaires des repas : 7h30, 12h30 et 17h00.
Nous étions tous un peu étonnés par l’horaire du dîner, mais nous nous sommes pliés aux exigences des lieux, et au final cela ne nous aura pas posé le moindre problème. Avec la nuit qui tombe tôt, nous sommes couchés vers 20h00 et levés vers 5h30 le matin…
La nourriture, végétarienne, est vraiment excellente. J’avais peur de rester avec de l’appétit, mais les quantités sont bien étudiées et nous avons toujours mangé à notre faim. Les plats sont vraiment imaginatifs et pas une fois nous ne nous sommes lassés de quoi que ce soit.
La plupart de ce que l’on mange est produit sur place (fruits et légumes du potager, fromage de la chèvrerie et oeufs du poulailler…), tout est 100% naturel, frais et excellent. Une bonne cure de santé si l’on ajoute à ça le grand air, l’exercice journalier, le calme et l’eau de source…

Une deuxième petite déception était que je pensais être vraiment intégré à la communauté. Ce n’est pas trop le cas car nous restons toujours comme des touristes à qui sont proposés des activités : balades le matin, cours divers l’après-midi… Et les repas entre touristes plutôt que de partager la vie des membres de la communautés. Tous les membres de la communauté se réunissent tous les soirs à 18h00 pour échanger et discuter, mais nous n’y sommes pas conviés car nous devons toujours avoir quitté le restaurant avant que leurs réunions débutent.
Enfin, c’est compréhensible au final, car la communauté veut en quelques sortes se protéger. D’ailleurs nous avons rencontré certains membres de la communauté, mais pas tous. Si certains étaient extrêmement chaleureux, avaient envie de nous montrer la beauté des lieux et la richesse de leur vie, d’autres nous évitaient bien clairement. J’imagine que tous ne sont pas favorables à la venue de touristes, pourtant le tourisme est la plus grosse source d’argent en ce moment pour les Durikas. Je peux comprendre que voir débarquer de nouvelles têtes chaque semaine, ce n’est peut-être pas l’idéal qu’avaient rêvé certains au départ.

Il y aurait tellement plus à dire sur les Durikas, mais il me faudrait des pages et des pages, et pourtant nous n’y sommes restés qu’une semaine ! Iront les personnes déjà sensibilisées à ce type de destination « d’éco-tourisme ». Car les membres de la communauté aimeraient convertir les gens à l’amour et la protection de la nature, mais ils prêchent souvent des convertis comme on dit.
Pour l’anecdote, j’ai même trouvé au détour d’internet un essai philosophique sur cette communauté (je ne l’ai pas lu par contre)…

Je recommande chaudement cette destination pour vivre cette expérience très enrichissante.

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